Femmes de l'Ouest
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Les femmes célèbres de l'Ouest.

A

Aliénor d'Aquitaine : née au château de Belin en 1122, fille unique de Guillaume X duc d'Aquitaine, elle reçut en héritage la Guyenne, la Gascogne, le Poitou et la Saintonge. Pour cette raison, elle épousa le futur roi de France Louis VII, le 25 juillet 1137. Elle le poussa à participer à la deuxième croisade et elle l'accompagna, mais une mauvaise entente entre les deux époux et des infidélités supposées de sa part, entraîna leur divorce en 1152. Six semaines plus tard elle épousa le roi d'Angleterre, à qui elle donna huit enfants (dont Richard Cœur de Lion et Jean sans Terre). Toutefois, ce mariage ne fut guère plus heureux. Elle soutint son fils Richard, et quand il fut captif en Allemagne, elle assura la Régence. Elle résida surtout à Poitiers où elle tenait une Cour qui brillait par ses poètes et artistes. Elle mourut et fut inhumée à l'abbaye de Fontevrault en 1204.

Anne de Bretagne : née à Nantes (44) le 25 janvier 1477, fille aînée du duc François II de Bretagne et de Marguerite de Foix, à la mort de celui-ci, elle lui succéda. Attachée à l'indépendance du duché, elle fut néanmoins obligée d'épouser Charles VIII à Langeais (37), le 8 janvier 1499. Comme il était convenu que si celui-ci mourrait sans qu'elle lui ai donné une descendance mâle, elle devrait épouser son successeur ; elle se remaria le 8 janvier 1499 avec Louis XII, elle lui donna une fille Claude de France qui épousa le futur François Premier. Elle est morte 25 janvier 1514 à Blois (41), sachant que les jours de son cher duché de Bretagne étaient comptés.

Jacqueline Auriol (née Drouet): née à Challans (85) le 5 février 1917, belle-fille de l'ancien président de la République Vincent Auriol. Célèbre aviatrice qui battit à de nombreuses reprises le record du monde féminin de vitesse entre 1951 (818 km/h) et 1963 (2 030 km/h). Elle fut décorée de la Légion d'honneur en 1951. Elle décéda le 11 février 2000 en son domicile parisien.

B

 Elisa-Napoléon Bacciochi (princesse de Piombino): née au château de Marlia (près de Lucques en Italie), en 1807, fille d'Elisa Bonaparte, cousine de Napoléon III. Elle était un personnage excentrique, bonapartiste convaincu, avant d'être éloignée par celui-ci de la Cour. Inconsolable de la mort de son fils unique, elle transforme la lande entourant son château de Korn er Houët (aux environs de Locminé dans le Morbihan) en exploitations agricoles modèles. Elle est inhumée en 1869, dans l'église de Colpo (56), commune créée sous le patronage de Napoléon III en 1864.

Marguerite Bellanger (alias Julie Lebeuf) : née à Saumur (49) en 1840, elle commence sa carrière galante dans un garni de la place Graslin à Nantes, puis à l'hôtel de France. Exerçant à Paris, elle aurait été le dernier amour de Napoléon III. Sa trace se perd peu à peu, jusqu'à son décès en son château de Dammartin (76) sous le nom de Madame Kubach.

Marie Besnard (née Davillaud) : née aux Liboureaux, commune de Saint-Pierre-de-Maillé (86) le 15 août 1896. En 1920, elle épouse en premières noces son cousin germain Auguste Antigny qui meurt de la tuberculose en 1922. Elle épouse le 12 août 1929, Léon Besnard, celui-ci mourut d'une crise d'urée le premier juillet 1927. Peu de temps avant sa mort, il aurait confié à un témoin que sa femme lui versait quelque chose dans sa soupe. Comme cette dernière avait hérité treize fois, les soupçons se portèrent sur elle et elle fut accusée de meurtres. Elle comparut à la Cour d'Assises de Poitiers en 1952, puis à celle de Bordeaux en 1954. Ce fut une confrontation d'experts cherchant à savoir si l'arsenic présent dans les corps étaient dû à un empoisonnement ou à sa présence dans les terres du cimetière. Finalement, elle fut acquittée en 1962, et la bonne dame de Loudun (86) mourut dans cette même ville le 14 février 1980.

Marie-Marguerite-Renée de Bonchamps (née de Scépeaux) : née le 5 septembre 1767. Elle épouse le marquis Charles Arthus de Bonchamps le 10 février 1789 à Angers (49). En 1793, son époux devint un des plus célèbres généraux Vendéens. En mourant, ce dernier fit gracier 5000 prisonniers Républicains ; geste qui sauva la vie de son épouse et de sa petite fille Zoé lorsqu'elles furent emprisonnées à Nantes à la fin de l'année 1793. Quelques années plus tard, elle évoqua cette terrible époque dans des mémoires restées célèbres. Elle est décédée à Paris le 22 novembre 1845.

Renée Bordereau (dite Langevin) : née à Soulaines (49) le 4 juin 1766, elle est la fille de Julien Bordereau et de Renée Tribert. Au début des Guerres de Vendée, en mars 1793, elle suivit son père et ses frères dans les troupes de l'armée Vendéenne en se déguisant en homme. Son courage et ses blessures fit qu'elle fut appelée brave Langevin. Elle refusa de se soumettre lors de la Pacification de Saint-Florent en 1795, fut emprisonnée sous l'Empire, puis relâchée à la Restauration. Pensionnée de l'état, elle mourut le 20 juillet 1822 à Yzernay (49).

Léontine Borde-Pène : née à Lorient (56), le 25 novembre 1858, intime de César Franck (Prélude, aria et finale lui est dédié), elle fut une pianiste célèbre interprétant des oeuvres de Fauré, Duparc... Elle mourut à Rouen le 24 janvier 1924.

Alexandrine Louise Claudine Broband épouse Riom (dite Adine Broband): née au Pellerin (44) en 1818, elle est la fille de Louis Broband et de Jeanne Alexandrine Brilland-Lanjardière. Elle est la petite-nièce de Fouché, ministre de Napoléon. Elle a tenu un salon littéraire à Nantes (44), et sous divers pseudonymes, elle a écrit des recueils de poème et un roman Michel Marion. Elle meurt à Nantes le 28 août 1899.

Yvonne Camille Jeanne Brothier : née à Saint-Julien-L'Ars (86) le 6 juin 1889, elle est fille de Eric Albert Brothier, huissier, et de Louise Julie Lescaille. Cette soprano chantait des rôles légers du vieux répertoire, comme Mireille dans l'œuvre du même nom de Gounot, mais a aussi interprété Madame Butterfly. Elle entra à l'Opéra en 1931, pour enfin se consacrer à l'enseignement à partir de 1940. Elle meurt à Paris le 27 janvier 1967.

Céleste-Julie-Michelle Bulkeley (née Talour) : née le 14 mai 1753 à Angers (49). Elle épousa Louis Chappot de La Brossardière (en 1779); mais veuve en 1785, elle épousa en secondes noces William Bulkeley officier qui, en 1793, lorsque éclata la première guerre de Vendée, devint un brillant officier dans les rangs insurgés. Céleste elle même n'hésita pas à prendre le sabre et devint une des plus célèbres amazones de l'armée Vendéenne où elle forma et commanda une troupe d'élite. Capturée en décembre 1793, elle fut emprisonnée à Angers mais fut libérée après la chute de Robespierre. Son époux ayant été guillotiné en 1794, elle se remaria en 1797 avec Jacques Thoreau de la Touchardière (qui décéda en 1798...), puis avec le capitaine François Pissère. Elle est décédée à Angers le 13 mars 1832.

Marcelle Bunlet : née à Fontenay-le-Comte (85) le 9 octobre 1900, cette soprano fut la plus importante chanteuse wagnérienne de son époque, elle chante Brünnhille dans le Crépuscule des Dieux en 1928; en 1931, Toscanini la dirigea à Bayreuth dans Parsifal où elle incarna Kunfry. Sa carrière se prolongea jusqu'en 1950. Elle décéda dans sa ville natale en 1991.

C

Carmen Carven (Carmen de Tommaso, dite) : née à Châtellerault (86) le 31 août 1909, après des études d'architecture et d'archéologie, elle se destina à la mode. Elle ouvre une maison de couture en 1945. Elle créa aussi le célèbre parfum Ma griffe.

Coco Chanel (Gabrielle dite): née à Saumur (49) le 19 août 1883, mais de racines cévenoles par son père camelot. Orpheline à 7 ans, elle fut élevée dans un couvent. Elle s'y échappa pour suivre un homme riche . Belle et ayant déjà des tenues originales elle eut des nombreux amants dont un qui lui permit de monter un magasin de chapeaux à Deauville, Elle se fixa à Paris en 1916 et devint célèbre pour sa petite robe, ses pantalons... et son mythique tailleur ! Quant au parfum N° 5, il lui assura fortune. Elle est morte à Paris le 10 janvier 1971.

Lucille Angélique Jeanne de Châteaubriand : née le 7 août 1764 à Saint-Malo, elle est la fille René Auguste de Châteaubriand et de Appoline Jeanne Suzanne de Bedée. Sœur du célèbre écrivain, elle écrivit aussi. Elle entra au couvent de Remiremont en 1783, fut emprisonnée durant la Terreur, puis épousa le chevalier de Caud après sa libération en 1796. Veuve l'année suivante, elle se retira chez les Augustines où elle meurt le 10 novembre 1804. Elle inspira son frère notamment dans le personnage Amélie de René.

Françoise de Châteaubriant (née de Foix) : née vers 1495, elle épousa à 17 ans, Jean de Montmorency-Laval, comte de Châteaubriand. Elle devint la maîtresse du roi François 1er durant près de dix ans ; et ses frères profitèrent des largesses royales. Mais lorsqu'elle fut supplantée dans le cœur du roi par la duchesse d'Etampes, elle fut sommée de rendre tous les bijoux offerts par son amant, ce qu'elle fit, mais les renvoya... fondus en lingots ! Retirée dans ses terres, la tradition dit qu'elle mourut le 16 octobre 1537 dans son château de Châteaubriant ( 44), des mauvais traitements infligés par son époux outragé.

Yvonne Clech : née en 1923 à Saint-Brieuc (22), après une scolarité en Bretagne, elle s'inscrit au cours d'art dramatique de Charles Dullin à Paris, six mois plus tard elle joue sur scène dans Volpone. Le cinéma l'employa dans des rôles de femmes évaporées, farfelues. On peut retenir comme films Zazie dans le métro, le feu follet...

Renée Caroline Créqui, marquise (née de Froullay) : née au château de Montflaux (53) le 19 octobre 1714, veuve en 1741, elle ouvrit un salon à Paris fréquenté par Fontenelle, d'Alembert, Rousseau... Incarcérée durant la terreur, elle sortit de prison ruinée et mourut dans son château le 2 février 1803. Ses souvenirs publiés en 1835 seraient apocryphes.

D

Anne Dacier (née Lefebvre) : née à Saumur (49) en 1647. Fille de l'humaniste Tanneguy Lefebvre et mariée au libraire Jean Lesnier. A la mort de son père en 1672, elle quitte son époux et part à Paris rejoindre un ami d'enfance André Dacier, qu'elle épousera onze ans plus tard. Philologue elle traduisit les auteurs grecs et latins, entre autres l'Iliade. Convertie avec son époux au catholicisme, dans la querelle entre les Anciens et les Modernes elle prit fait et cause pour les premiers. Elle mourut à Paris en 1720.

Dahut (ou Ahès) : selon la légende, princesse dissolue de la cité d'Ys. Elle fut séduite par le Malin changé en charmant jeune homme et vola les clés des "portes des mers", celles-ci ouvertes Ys fut engloutie. Son père Gradlon averti par Saint Gwénolée, s'enfuit sur son cheval sa fille montée en croupe. Mais le poids de ses péchés ralentissait le cheval et par les exhortations de Saint Gwénolé il fut obligé de laisser sa fille à la proie des flots afin de pouvoir s'en échapper.

Julienne David : née à Saint-Mars-du-Désert (44) en 1773, elle est la fille de Pierre David et de Anne Bidet. Robuste paysanne, elle se déguise en homme pour combattre "les Bleus" durant la Révolution. Forte de cet exemple, elle s'engage en 1798 comme mousse à bord du corsaire Jeune Agathe, démasquée, elle est renvoyée. Elle recommence l'aventure en 1804 sur un autre navire corsaire, ce dernier capturé par les Anglais, elle subit la dure vie des prisonniers sur les pontons de Portsmouth, et cela jusqu'à la découverte de son secret. Elle est alors renvoyée en France. Après une vie humble à Nantes (44), elle y meurt le 26 janvier 1843.

Comtesse Dash (née Gabrielle-Anna Cisternes), dite : née à Poitiers (86) le 1er août 1804, elle est la fille de Antoine Cisternes, directeur des domaines, et de Anne Marie Horens. Elle épouse en 1824 un officier de cavalerie le vicomte de Pouilloüe de Saint-Mars, dont elle se sépare en 1835. Cette femme de lettres, amie de Dumas publia des romans sentimentaux et des livres historiques. Elle meurt à Paris le 11 septembre 1872.

Marie-Catherine Desjardins (dite Mme de Villedieu) : cette femme de lettres, née à Paris vers 1640, mena une vie tumultueuse. D'abord actrice au côté de Molière lors de ses tournées provinciales, elle s'installe ensuite à Paris où elle se consacre à l'écriture dont la tragédie Manlius qui fut jouée jusqu'à la Révolution. Elle mourut au château de Clinchemore (72) le 20 octobre 1683.

Madeleine Catherine des Roches : née à Poitiers (86) en 1520, fille de Madeleine Des Roches (née Neveu), elles étaient toutes les deux femmes de lettres. Leur salon de Poitiers avait une grande réputation. Elles décédèrent à Poitiers le même jours lors d'une épidémie de Peste en 1587.

Anne de Dieuleveut : Cette aventurière, réputée pour son adresse au tir et d'origine bretonne épouse en à Saint-Domingue Pierre Lelong, boucanier. Veuve, elle devient flibustière, et épouse le chef Laurent de Graff après l'avoir défié (il l'avait insultée). En 1685; abandonnant la flibuste, le couple achète un domaine au Cap Français.

Marie Dorval (Delaunay dite) : Lors d'une tournée de ses parents comédiens, elle est née à Lorient (56) le 6 janvier 1798, cette enfant de la balle épousa à seize ans l'acteur Allain dit Dorval. Après de longues années difficiles, grâce à sa rencontre avec le comique Potier, elle joua le mélodrame sur les boulevards où elle trouva le succès grâce aux drames romantiques. Elle épousa en secondes noces un journaliste Jean-Claude Merle. Elle fut la maîtresse successive de Vigny et de Dumas. Impécunieuse, malgré ses nombreux succès elle mourut pauvrement à Paris le 20 mars 1849.

Juliette Drouet (née Julienne Joséphine Gauvain) : née à Fougères (35) le 10 avril 1806, elle était fille d'un tailleur Julien Gauvain et de Marie Marchand. Orpheline, elle fut recueillie par un oncle portant le nom de Drouet qui la fit élever chez les bernardines bénédictines de Paris. A sa sortie du couvent, à 18 ans, elle devint le modèle et la maîtresse du sculpteur Pradier, dont elle eut une fille illégitime prénommée Claire en 1826. Après quelques essais au théâtre, elle devint la fidèle maîtresse de Victor Hugo jusqu'à sa mort à Paris le 11 mai 1883.

Marie-Angélique Duchemin (veuve Brulon) : née à Dinan (22) en 1771, elle entre dans l'armée à 21 ans. Elle est blessée grièvement au siège de Calvie en 1792, ce qui lui vaut d'être admise aux Invalides où elle y meurt en juillet 1859. Elle obtiendra la médaille de Saint-Hélène, et recevra de Napoléon III en 1851, l'Ordre national de la Légion d'honneur. Elle sera la première femme à avoir reçu cette décoration.

Julienne Du Guesclin : née en 1333, sœur du célèbre connétable, elle a sauvé la ville de Pontorson(50) lors de son siège par les Anglais en 1360. Lors d'une attaque nocturne, réveillée par le bruit, elle courut à la fenêtre et tua plusieurs assaillants donnant ainsi l'alarme. Elle finit ses jours comme abbesse du monastère bénédictin de Saint-Georges à Rennes (35) où elle mourut en 1405.

Nathalie Duval : née à Brest (29)en 1826, elle sera libraire à Quimper(29) vers 1860, avant de participer à la Commune. Déportée en Nouvelle-Calédonie, elle partage la cabane de Louise Michel. Elle sera graciée en 1895. Poursuivant ses activités de militante, elle décédera à l'hospice d'Ivry (94) en 1921.

E.F

Elen : nièce du roi Hoël d'Armorique, enlevée et tuée par un géant elle donna son nom à l'îlot de Tombeleine

Denise Esteban : née à Reims (51) en 1926, élève de l'école des arts décoratifs et à l'école des beaux-arts à Paris, peintre influencée par Degas et Corot, elle renoue avec la tradition figurative, et peint les paysages de Vendée et de Provence. Elle épouse en 1964 le poète Claude Esteban, et meurt à Nantes (44) le 19 septembre 1986.

Marion du Faouët dite aussi Marie Finefont (de son vrai nom Marie Louise Tremel) : cette rousse, fille de Phélicien Tremel et de Hélène Kerneau, est née au Faouët le 6 mai 1717. Elle fut un chef célèbre d'une bande de brigands bretons. Elle fut pendue à Quimper le 2 août 1755.

Zénaïde Marie Anne Fleuriot : née à Saint-Brieuc (22) le 28 octobre 1829; elle est la fille de Jean-Marie Fleuriot, avoué, et de Marie-Anne Le Lagadec. Romancière pour la bibliothèque rose entre 1859 et 1890 (citons Tranquille et Tourbillon, une famille bretonne...), elle meurt à Paris en 1890.

Florelle (Odette Rousseau dite) : née à a La Roche-sur-Yon (85) en 1898, chanteuse et actrice. Rendue célèbre par ses rôles au cinéma comme dans L'opéra de quat'sous de Pabst en 1930, ou dans celui de Fantine dans la version des Misérables de 1933. Vedette au Moulin Rouge, elle chanta Ca c'est Paris qui obtint un grand succès. Elle mourut oubliée de tous dans sa ville natale en 1974.

G

Marie-Gabrielle Gasnier de l'Epinai (née Chambon) : née à Port-au-Prince le 22 février 1752. Elle épousa un riche négociant Jean-Baptiste Boyer qui décéda en 1777. Elle épousa en secondes noces Jean-Baptiste Gasnier de L'Epinai. En 1792, fuyant la révolte des esclaves, elle débarque à Nantes (44) avec sa famille. Son époux y décèdera en 1793. Alors qu'un de ses fils (de son premier mariage) aurait été tué dans les rangs de l'armée Vendéenne, elle devint célèbre en parvenant à négocier les pourparlers de paix entre la République et le général Vendéen Charette. Démarche qui se concrétisa par la signature d'un traité de paix en 1795. Reconnaissant ses mérites, la Restauration lui versa une pension. Elle est décédée à Nantes (44) le 17 juin 1834 âgée de 92 ans.

Judith Gautier : femme de lettres, née à Paris le 25 août 1845, fille de Théophile Gauthier et de la cantatrice italienne Ernesta Grisi. Belle et douée, passionnée de la culture orientale, elle fut l'épouse du poète Catulle Mendès et l'admiratrice et un temps maîtresse de Wagner, elle fut également la dernière maîtresse de Victor Hugo. Première femme à être élue à l'académie Goncourt, elle mourut à Saint-Enogat, près de Dinard (35) le 26 décembre 1917.

Denise Grey (née Verthiey) : actrice française née à Turin le 17 septembre 1896, d'abord danseuse aux Folies Bergères, elle débuta sa carrière au cinéma dans les milieu des années trente; ses films les plus marquants sont : le diable au corps d'Autant-Lara, mais aussi la Boum ou elle incarne une dynamique arrière-grand-mère. Elle meurt le 13 janvier 1996, et est enterrée à Arradon (56).

I.J.K

Jeanne de Belleville, (dame de Clisson) : née à Josselin, elle épouse en 1330 Olivier de Clisson, elle veut venger la mort de son époux décapité à Paris sur ordre royal pour fidélité à Jean de Montfort. Elle obtient du roi d'Angleterre trois vaisseaux et poursuit les navires français navigant en Manche. Elle obtiendra pour cela le surnom de "Lionne sanglante" . Elle meurt en 1359, épouse de Gauthier de Bentley.

Jeanne de Penthièvre (dite la boiteuse) : née en 1319, à la mort de son oncle Jean III duc de Bretagne éclate une guerre de succession entre Jeanne de Penthièvre épouse de Charles de Blois soutenue par la France, et Jean de Montfort époux de Jeanne de Flandres soutenue par l'Angleterre. Cette guerre qui devait durer 24 ans sera appelée aussi la guerre des deux Jeanne, car elles continuèrent le conflit lorsque leurs époux respectifs furent faits prisonniers. Jeanne de Penthièvre dut s'incliner au traité de Guérande et mourut sans postérité en 1384.

Hélène Jégado : cette empoisonneuse née à Plouhinec (56) en 1803 et domestique, assassina de 1833 à 1851 près de quarante personnes. Enfin démasquée, elle fut jugée et exécutée à Rennes (35) en 1852. Son mobile ne fut pas connue.

Jeanne Jugan (née Joucan) (en religion Soeur Marie de La Croix): née au village des Grands-Prés à Cancale (35) le 25 octobre 1792; elle est la fille de Joseph Joucan et de Marie Horel. Pieuse et charitable elle créa l'ordre des petites sœurs des pauvres. Elle mourut cloîtrée à Saint-Perne (35) le 29 août 1879. Son procès en béatification fut achevé à Rome le 3 octobre 1982.

Louise-Renée Keroualle de Penancoët : née au château de Keroualle paroisse de Guilers près de Brest (29) en 1649, cette fille d'un hobereau breton devint maîtresse du roi anglais Charles II, qui la fit duchesse de Portsmouth. De cette union elle eut un fils. A la mort du roi, impopulaire en Angleterre, elle préféra se retirer en France nantie d'une pension (durant sa liaison, elle avait rendu compte à Louis XIV des informations en sa possession). Elle mourut à Paris le 14 novembre 1734, à demi ruinée et nostalgique de ses années de puissance.

L

Marie-Victoire de Lambilly (épouse Mouessan de la Villerouet) : née à Rennes (35) en 1767, elle est la fille de Pierre Laurent Marie de Lambilly et de Françoise Thérèse Jacquette de la Forêt d'Armaillé. Elle est arrêtée à Lamballe (22) en 1792 car son mari émigré avait rejoint l'armée des Princes. De retour clandestinement, en France en 1797, il rejoint son épouse libérée de prison et vivant à Paris avec leur fils. Elle le fait passer pour le précepteur, mais ils sont dénoncés, et son époux risque la peine de mort. Elle obtient du président du tribunal l'autorisation de le défendre. Sa brillante plaidoirie le sauva, et de nombreuses personnes profitèrent de ses talents durant cette période. Elle mourut à Lamballe (22) le 12 juillet 1813. Elle est considérée comme la première femme avocat de France.

Marie-Adélaïde de La Rochefoucauld (née de La Touche-Limouzinière) : née en 1760. En 1778, elle épousa Pierre-Louis de La Rochefoucauld. en 1703, elle s'engagea, les armes à la main, dans la révolte Vendéenne et devint la plus célèbre amazone de Charette, dont elle fut très proche dit-on. Sa réputation de grande guerrière devint même légendaire dans les rangs républicains. Trahie, elle fut capturée en janvier 1794 et fusillée, le 24, aux Sables-d'Olonne (85).

Marie Louise Victoire de La Rochejaquelein (née de Donnissan) : née au château du Louvre (Paris) le 25 octobre 1772, elle vécut son enfance à la cour, à Versailles. En 1789, elle épousa le marquis Louis de Lescure qui devint, en 1793, un des plus brillants généraux Vendéen (il fut tué en 1793). Après la guerre, elle dut s'exiler. Elle épousa en secondes noces le marquis Louis de La Rochejaquelein qui devint à son tour un général vendéen en 1815 et qui fut aussi tué au combat. Elle écrivit ses mémoires qui restent encore une référence sur cette époque. Elle est décédée à Orléans (45) le 15 février 1857.

Adélaïde-Thérèze-Suzanne Poitevin de La Rochette : née en 1780 à Saint-Florent des Bois (85). Elle suivit sa famille dans la guerre de Vendée mais fut capturée à la fin de 1793 près de Nort (44). Sa jeunesse la préserva. En 1795, elle rejoignit son tuteur, le général Vendéen Charette et lutta avec lui. Blessée au combat et capturée en 1796, elle fut relâchée après la mort du chef Vendéen. Elle épousa un officier Vendéen, le chevalier de Chantreau. Elle est morte dans sa ville natale le 15 octobre 1858.

Dominique Lavanant : née à Morlaix (29), le 24 mai 1944, comédienne française ayant commencé par le café-théâtre avant de se tourner avec succès vers le cinéma dès 1969.

Marie Lenéru : née à Brest (29) le 2 juin 1875, suite à une maladie devint à l 'âge de quatorze ans, sourde et presque aveugle, elle se réfugia dans l'écriture et certaines de ses pièces furent jouées de son vivant. Elle décéda à Lorient (56) le 23 septembre 1918 de la grippe espagnole.

Marguerite Julienne Le Pastour (dite Henri) : née à Cancale (35) en 1720 d'un sieur de la Chesnais capitaine de navire. A la mort de sa mère, ne s'entendant pas avec la nouvelle épouse de son père, elle s'enrôla dans les troupes de Marie-Thérèse d'Autriche déguisée en homme, puis s'enrôla comme bourreau à Lyon durant trois ans. Une servante découvrant la supercherie, elle fut emprisonnée ; au bout de dix mois, elle se maria avec Noël Roche le 27 novembre 1749. Elle put alors sortir de prison, et retourna à Cancale ; l'année suivante, elle donna naissance à une fille. Sa trace fut ensuite perdue.

M

Françoise de Maintenon (née d'Aubigné) marquise de : arrière-petit fils du poète protestant Agrippa d'Aubigné, elle naquit dans les prisons de Niort (79), où son père y était enfermé pour dettes le 17 novembre 1635. Elle dut abjurer le protestantisme pour entrer au pensionnat des Ursulines à Paris, et en 1652 elle épousa l'écrivain Paul Scarron, plus âgé qu'elle de 25 ans et infirme. A sa mort, en 1660 grâce à ses relations, elle s'occupa avec dévouement des enfants que Madame de Maintenon eut de Louis XIV. Séduit par son intelligence, et après la disgrâce de la Maintenon, et le décès de la reine Marie-Thérèse d'Autriche, Louis XIV l'épousa (union morganatique) en 1684, après lui avoir offert le marquisat de Maintenon en 1674. Elle fonda en 1686, l'institution de Saint-Cyr où elle s'y retira après la mort du roi, et y décéda le 15 avril 1719.

Mélusine : selon la légende cette fée serait la fondatrice de la famille de Lusignan (la Mère Lusigne ou mère des Lusignan). Elle serait fille de la fée Présin et du roi Elinas d'Ecosse. Elle fut chassée de l'île d'Avalon ainsi que ses soeurs pour avoir trahi leur mère. Ayant reçu la malédiction d'être changée en serpent tous les samedi. Mélusine épousa Raymondin de Lusignan, elle construisit Vouvant, Mervent... Mais son époux, regarda un samedi par la serrure de la chambre de son épouse ; découverte dans son état de serpent, elle s'enfuit et son époux ne la revit jamais. Elle ne réapparaissait que lorsqu'un de ses descendants était sur le point de mourir.

Elisa Mercœur : née à Nantes (44) le 24 juin 1809, abandonnée le 27 juin 1809 à l'hospice rue des Orphelins, mais reprise par sa mère Adélaïde Aumont (fille d'un chirurgien) en mai 1811. Enfant douée, elle versifie de bonne heure, et forte de son succès auprès des cercles littéraires locaux, elle part pour Paris. Bien accueillie par Madame Récamier, reconnue par Châteaubriand, Lamartine, elle ne peut toutefois échapper à la misère et meurt poitrinaire à Paris le 7 janvier 1835.

Angélique-Marguerite des Mesliers : née le 6 décembre 1775 à Nantes (44). En 1793, suivant l'armée Vendéenne dans son exode en Bretagne et Normandie, elle fut capturée en décembre 1793. Le général républicain Marceau lui donna alors un sauf-conduit pour lui permettre de se réfugier à Laval, mais les autorités de la ville n'en tinrent pas compte et la guillotinèrent le 22 janvier 1794. Pour l'histoire elle reste "la fiancée" de Marceau.

Françoise de Montespan (née de Rochechouart de Mortemart) marquise de : née à Lussac-les-Châteaux (86) le 5 octobre 1641, elle fut présentée à la Cour en 1660. En 1663, elle épouse Louis de Gondrin de Pardaillan, marquis de Montespan. Belle, intelligente et spirituelle, elle devint la maîtresse du roi Soleil en1667 et la favorite en titre pendant près de dix ans. Elle eut de lui huit enfants légitimés. Mais mêlée à l'affaire des Poisons, où elle aurait fait dire par la Voisin des messes noires pour le retour en amour du Roi, et supplantée dans le cœur de ce dernier par Madame de Maintenon, elle n'eut plus d'influence et mourut à Bourbon-l'Archambault (03) le 28 mai 1707.

Morgane : selon la légende, cette fée sœur du roi Arthur tenait captifs ses amants au Val sans Retour dans la forêt de Brocéliande.

Gaby Morlaix (Blanche Françoise Fumoleau, dite) : née à Angers (49) le 8 juin 1893, actrice qui du muet au parlant tourna plus d'une centaine de films. A 68 ans, elle épousa Max Bonnafous secrétaire d'état à l'Agriculture et au Ravitaillement sous le gouvernement de Vichy; Elle mourut à Nice le 4 juillet 1964, titulaire de la Légion d'honneur.

O

Eléonor d'Olbreuse : née le 17 janvier 1639, cette poitevine protestante noble et pauvre, devient l'institutrice des enfants du duc Georges Guillaume de Brünswick. Devenu veuf, il l'épousa et l'éleva au rang de comtesse de Wilhelmsburg. Elle mourut 5 février 1722.

P

Marie Pape-Carpentier : née à La Flèche (72) en 1815, grande pédagogue, elle eut la direction de l'École normale maternelle, puis fut inspectrice générale des salles d'asile. Elle mourut en 1878 à Villiers-le-Bel (95).

Les sœurs Papin :Christine (née le 8 mars 1905) et Léa (née le 15 septembre 1911), respectivement cuisinière et femme de chambre dans la famille Lancelin au Mans (72) sont restées célèbres pour avoir assassiné le 2 décembre 1932 leur patronne et sa fille. Le procès retentissant (Sartre et Simone de Beauvoir se sont passionnés pour ce fait divers), en date du 29 septembre 1933, ne permit pas de découvrir le mobile. Christine condamnée à la peine capitale, mourra en fait internée à l'hôpital psychiatrique de Rennes (35), quant à Léa condamnée à dix ans de travaux forcés bénéficiera d'une remise de peine et sera libérée en 1941. En 2000, un documentaire en quête des sœurs Papin et un film les blessures assassines sont consacrés à cette affaire.

Catherine de Parthenay : née au château de Parc-Soubise (85) le 22 mars 1554, c'était une érudite qui maîtrisait l'hébreu et le grec. Elle épousa en premières noces Charles de Quellenec baron du Pont, tué lors du massacre de la Sainte-Barthélémy en 1572. Elle épousa ensuite René II vicomte de Rohan, veuve de nouveau en 1586, elle s'occupa de l'éducation de ses cinq enfants. Protestante convaincue, elle s'enferma avec une de ses filles à La Rochelle durant le siège de cette ville, où elle fut l'âme de la Résistance. A la chute de cette ville, elles furent toutes les deux longuement enfermées dans les cachots du château de Niort. Elle mourut dans son château natal, le 26 octobre 1631 et fut enterrée selon ses vœux au château de Blain (44).

Liane de Pougy (née Anne Marie Chassaigne) : née à la Flèche (72) en 1869, elle fut élevée chez les sœurs de Sainte-Anne d'Auray, et épousa en premières noces un officier de marine Armand Pourpre dont elle divorça rapidement. Célèbre courtisane, elle séduisit entre autres le Prince de Galles, le fils de Mac-Mahon, elle eut aussi des liaisons saphiques. Elle épousa le prince Ghika déshérité par la famille régnante de Roumanie. Dans la dernière partie de sa vie, elle se tourna vers la dévotion et mourut dans un couvent à Lausanne en 1953, sous le nom de sœur Anne-Marie-Madeleine de la Pénitence.

R

Radegonde (Sainte) : Fille du roi des Thuringiens, Berthaire, captive de Clotaire 1er, elle dut l'épouser malgré son aversion envers cet époux violent. Mais en 538, elle parvint à faire rompre son mariage par Saint Médard, évêque de Noyon. Elle se fixa alors à Poitiers (86), où elle fonda le monastère Sainte-Croix. Elle meurt dans cette ville en 583 et est inhumée dans l'église qui portera son nom.

Renée des Rieux : Issue d'une des plus grandes familles de Bretagne, admise jeune à la Cour de France comme fille d'honneur de Catherine de Médicis. Le futur roi Henri en fait sa maîtresse, mais il doit épouser Louise de Lorraine de Vaudemont. Renée des Rieux est exilée à la demande de Catherine de Médicis. Elle épouse alors le florentin Antinotti qu'elle tue en 1577, puis le capitaine des galères Philippe Altouitti qui meurt suite à un complot. Sa trace se perd ensuite. Surnommée la belle de Châteauneuf du nom du château familiale de la Rance. Selon la légende, son fantôme hante le parc du château.

S

Marie de Sévigné (née de Rabutin-Chantal) marquise: née à Paris le 5 février 1626, elle reçut une excellente éducation, elle épousa le Marquis de Sévigné en 1644, époux volage qui dilapida une partie de la fortune de sa femme et mourut en duel en 1651. Dès lors elle se consacra à l'éducation de ses enfants et à ses séjours à la Cour et au château des Rochers. Cette prodigieuse épistolière mourut au château de Grignan (26) en 1696.

Berthe Sylva (née Faquet): née à Saint-Brieuc (22) en 1886, cette chanteuse devint célèbre avec la chanson on n'a pas tous les jours 20 ans, elle enregistra près de cinq cent disques dont les roses blanches. Elle quitta ce monde en 1941, à Marseille (13).

T

Alix de Thouars : fille de Guy de Thouars et de Constance, petite-fille de Conan III, elle devint héritière du duché à la mort de son demi-frère Arthur en 1202. Elle épouse en 1212 Pierre de Dreux dit Mauclerc (mauvais clerc), cousin de Philippe Auguste. Il deviendra un brillant duc de Bretagne. Elle meurt de l'effroyable épidémie de peste qui ravage Nantes(44) en 1221.

Sophie Trébuchet : née le 19 juin 1772 à Nantes (44), elle est la fille de Jean-Francçois Trébuchet, capitaine de navire, et de Renée Le Normand. Elle épouse le 15 novembre 1797, le général Léopold Hugo. Elle eut comme amant le général Fanneau de la Horie. Ce dernier fut exécuté avec les conjurés du complot fomenté par Malet en 1812. Victor Hugo perdit sa mère, le 27 juin 1821.

V

Viviane : selon la légende, elle naquit au château de Comper et apprit la magie par Merlin. Il lui construisit un château. de verre où elle éleva le futur chevalier Lancelot. Dès qu'elle connut tous les pouvoirs magiques de l'enchanteur, elle l'endormit dans un sommeil éternel (son tombeau se trouve dans la forêt de Brocéliande).

Genevieve Vix (née Brouwer): fille de Amand Brouwer, mécanicien, et de Valentine Marie Pineau; elle est née à Nantes, le 30 décembre 1879. Soprano ayant chanté à l'opéra-Comique pendant près de 25 ans, elle chanta aussi à New York, Chicago, Buenos Aires, Barcelone et Rome. Elle épousa Federico Guillermo Muller de Cardevar à Boulogne-sur-Seine en 1909, et mourut à Paris le 25 août 1939.

Y

Ysave : selon la légende, nièce du roi Arthur, épouse du roi de Vannes et maîtresse de l'enchanteur Eliavrès. Elle est la mère de Karadoc Brich-bras.

Yzeult (ou Yseult): Selon la légende, fille du roi d'Irlande, épouse du roi Mark de Tintagel, et amante de Tristan après avoir bu avec lui un philtre d'amour.


Sources principales :

Registres paroissiaux et d'État civil - Archives départementales des départements concernés.

"Les grandes affaires criminelles de Poitiers" - Jean Marie Augustin - Geste Édition, 1995.

"Dictionnaire des femmes de Bretagne" - Sous la direction de Jeanne Urvoy - CoopBreizh, 2000.

"Dictionnaire mondial des comédiens" - Christian Dureau - Distar, 1988.

"Dictionnaire des littératures de langue française" - J.P Beaumarchais, Daniel Couty, Alain Rey - Bordas, 1984.

"Le roman de Sophie Trébuchet" - Geneviève Dormann - Albin Michel, 1982.

"Dictionnaire des femmes célèbres" - Lucienne Mazinod, Ghislaine Schoeller - Collection Bouquin, Robert Laffont, 1992.

"Vendéens et Républicains dans la Guerre de Vendée" - Frédéric Augris - Éditions du Choletais, 1993.

 


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